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Un séjour en terre olympique

De retour d’un séjour au Japon et avant les Championnats d’Europe début août, Quentin nous raconte cette magnifique expérience au pays du soleil levant.

Avant de parler spécifiquement du séjour au Japon, peux-tu nous dire comment tu te sens et comment se passe la préparation pour les Championnats d’Europe 2018?

Quentin Lafargue : Je me sens assez bien. Je suis très content de faire partie de cette selection. J’ai un programme chargé puisque je suis engagé en vitesse par équipe, sur le kilomètre et en keirin. Ce championnat arrive tôt dans la saison et il pourra nous donner beaucoup d’informations pour la suite de la saison. J’ai déjà hâte d’y être!

Tu as participé à une compétition à Izu (Japon) qui se déroule dans le futur vélodrome des JO 2020 de Tokyo. Quelles sont tes impressions sur ce lieu?

QL : Effectivement, j’étais sur la “Japan Track Cup” à Izu début juillet, la future piste olympique. Cette compétition était assez importante pour moi car il y avait beaucoup d’informations à récolter pour la suite. J’aime beaucoup le dessin de ce vélodrome dont les conditions sont bonnes pour aller vite! J’ai eu de bonnes sensations à ce stade de ma préparation, mais j’ai surtout découvert le lieu des futurs JO, et un nouveau pays, le Japon!

Et comment s’est déroulée la compétition et son niveau?

QL : La compétition s’est bien déroulée. Je me suis qualifié pour la petite finale de keirin le premier jour, puis pour la grande le deuxième jour où je me classe 4ème. Je termine ensuite 7ème du tournoi de vitesse le dernier jour en me faisant éliminer par Seb (S. Vigier) en 1/4 de finale. Mon chrono, 9”87, m’a rassuré sur mon état de forme. Cela faisait très longtemps que je n’avais pas fait moins de 9”90 et je pense que d’ici les Europe, je peux continuer de monter en puissance.
Il y avait aussi beaucoup de niveaux sur ce grand prix. Des australiens, des néozélandais, des hollandais et des japonais très en forme et au vu des chronos réalisés, on peut dire qu’on était quasiment sur une manche de coupe du monde!

En amont de la compétition, tu as participé à un stage sur place avec l’Equipe de France. C’était ton premier séjour au pays du soleil levant, as-tu apprécié l’expérience?

QL : Nous sommes arrivés sur place 10 jours avant le début de la compétition. Nous avons donc pris le temps de découvrir le vélodrome dans son ensemble et d’évaluer les temps de trajets à prévoir lors des JO. Nous avons découvert la culture japonaise, très différente de la notre, et sa gastronomie. Mathilde Gros (membre de l’équipe de France sprint) qui était sur place depuis 2 mois pour la tournée de keirin, a été notre guide sur place!

Peux-tu nous en dire plus sur l’école japonaise de Keirin?

QL : J’ai eu la chance de visiter l’école de Keirin. C’est une institution au japon puisque le keirin peut être comparé au PMU en France. Il y a beaucoup de coureurs de keirin et il y a aussi beaucoup de paris. Tous ces coureurs, avant de participer à ces courses, doivent valider leur diplôme au sein de cette école de keirin. Ils y apprennent le règlement du keirin japonais, sa mécanique et ses différentes stratégies. Il faut dire que les règles sont un peu différentes de celles que l’on connait à l’international. Au Japon, une manche de keirin se court à 9 coureurs contre 6 à l’international. Chaque année, des coureurs internationaux recoivent des invitations pour participer à une saison de keirin au Japon. J’adorerais avoir cette chance un jour!!

Pour finir, un petit mot sur la finale de la Coupe du Monde de football et sa diffusion dans un vélodrome national plein…

QL : En rentrant du Japon, j’ai pu suivre la coupe du monde de foot, notamment la finale que j’ai pu voir avec quelques amis sur un écran géant au vélodrome. Il y avait une ambiance extraordinaire! 6000 personnes présentes et la France Championne du monde!!! Une belle victoire qui donne des idées!!

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